Au cours de l'année, le Conseil Régional de la Culture et des Arts de la région de Magallanes et de l'Antarctique chilien a proposé, comme projet régional, de développer des résidences d'artistes en Antarctique. Le Chili est signataire du Traité international sur l'Antarctique, en raison de sa revendication de souveraineté sur ce territoire, une situation partagée avec plusieurs autres pays. Ce traité met en pause ces revendications afin de protéger le territoire, en limitant son usage exclusivement à la recherche scientifique, à l’exploration et, dans une moindre mesure, à l’art.

En collaboration avec l’Institut Antarctique Chilien et la Marine chilienne, il a été décidé d’organiser un concours national. Lors de deux éditions, trois artistes ont été embarqués à bord du navire Lautaro, un bateau robuste conçu pour faire face aux conditions extrêmes. Pendant la campagne antarctique, qui a lieu entre le printemps et l’été, les artistes ont visité les trois bases chiliennes établies sur le continent.

Le projet a inclus l’organisation du concours, la coordination avec toutes les entités impliquées, notamment celles déjà mentionnées ainsi que d’autres institutions artistiques, telles que le Musée National des Beaux-Arts. Ce dernier a accueilli une exposition à la fois dans ses espaces intérieurs et extérieurs.

Dans la ville de Punta Arenas, un espace alternatif a été aménagé pour maximiser l’impact de l’événement. Au cœur de la Plaza de Armas, un conteneur spécialement adapté a été installé pour exposer une sélection d’œuvres présentées également au Musée National des Beaux-Arts.

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Construction et conception d’un dispositif mobile itinérant, une petite bibliothèque pour encourager la lecture. Le plan de promotion de la lecture constitue l’un des défis majeurs de la Secrétariat du Livre. Bien qu’il s’agisse d’un projet conjoint avec le Ministère de l’Éducation du Chili, ses actions sont limitées par un budget restreint et la complexité d’un objet qui, au Chili, ne bénéficie d’aucun cadre normatif spécifique. L’objectif était de concevoir un dispositif d’animation de la lecture, contenant une collection de livres pour enfants, afin de parcourir la région de Magallanes. J’ai ainsi construit et conçu ce dispositif et invité un médiateur de lecture, qui a présenté un projet éditorial intéressant.

Pour cela, j’ai invité Natalia Matzner, qui développait depuis plusieurs années un projet fascinant intitulé "Fanzines Espigadoras", un atelier de création de fanzines, ainsi qu’une grande collection de ces éléments en espagnol. Le projet, initié à Barcelone, permettait d’activer temporairement le dispositif, de favoriser la lecture des livres qu’il contenait, mais surtout de promouvoir la production artistique et sa publication. Le dispositif a voyagé entre Punta Arenas et Puerto Natales.

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https://devorandoimagenes.blogspot.com

http://www.fanzineologia.net/

https://taplink.cc/fanzinoteca

Off Patagonia est une résidence photographique réalisée dans la région de Magallanes et en Antarctique chilien, au phare San Isidro. Cette résidence avait pour objectif de créer un espace de partage, une sorte de cloître où les méthodes de travail et l'édition de portfolios pouvaient être échangés.

L'événement a compté sur la présence de Fernando Melo, photographe chilien de renom. Le phare San Isidro est un endroit assez inhospitalier, sans accès direct. Après un trajet de 40 minutes depuis Punta Arenas suivi d'une traversée en bateau, on arrive à un bâtiment disposant d'espaces pour l'hébergement.

Le phare est en bon état de conservation, bien qu'il ne soit pas utilisé actuellement.

J’ai participé à la conception et à la gestion du projet Premiers Ateliers Ouverts de Punta Arenas, une initiative qui a réuni des artistes, artisans et designers de la ville. Le public a été invité à parcourir les quartiers et à découvrir les ateliers comme espaces de création, d’innovation et de savoir-faire. Le projet visait à ouvrir les portes de ces lieux de travail privilégiés, offrant à la communauté l’opportunité de rencontrer de près les créateurs et producteurs qui façonnent l’identité de la ville.

Santa Ana n’est ni un centre culturel, ni, encore moins, un tiers-lieu. Son identité ne se définit pas tant par ses usages que par les idées qui motivent sa présence. À l’origine, il s’agit d’une église abandonnée, située à côté de l’un des premiers ensembles de logements sociaux construits à Valparaíso : l’immeuble de la population ouvrière sur le Cerro Cordillera. On peut d’ailleurs apercevoir ce bâtiment dans le film À Valparaíso de Joris Ivens et Chris Marker.

Au Chili, la définition qui s’en rapproche le plus est celle de « centre communautaire ». Santa Ana est également l’héritière d’un autre lieu né des besoins d’organisation entre voisins : le TAC. Ces espaces rassemblent diverses organisations sociales, véritables foyers de résistance face au néolibéralisme sauvage qui ronge le principal port du pays. Son existence, jusqu’à aujourd’hui, demeure l’une des pratiques collectives les plus intéressantes de collaboration, malgré la difficulté persistante de construire des projets communs au Chili.

L’église n’est plus une église : elle est devenue un hangar qui accueille des assemblées de quartier, des cuisines populaires, des fêtes de voisinage, ainsi que des événements musicaux et artistiques variés. À ses côtés, l’ancien foyer pour jeunes filles a été intégré au complexe et héberge désormais toutes sortes d’ateliers.

À mon retour du Barcelone au Chili, j’ai renoué le contact avec certains des coordinateurs de ce projet et j’ai souhaité contribuer à son existence. De cette petite collaboration est né le logo, qui, en cette année 2025, existe encore.

Par la suite, nous avons poursuivi le travail, notamment avec la systématisation de l’hommage du muraliste Mono González à Roberto Matta à travers son œuvre dans la population ouvrière. Enfin, nous avons participé au séminaire de pratiques artistiques avec Idensitat et Transductores. Ramón Parramon et Javier Rodrigo se sont déplacés depuis Barcelone pour réaliser un atelier collectif avec des artistes et des habitants de Valparaíso, auquel s’est joint le CRAC, collectif composé de José Llano et Paulina Varas.

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